Fauches tardives dans les parcs
Laisser pousser l’herbe pour mieux protéger la nature : découvrez pourquoi les parcs départementaux privilégient la fauche tardive sur certaines prairies.
Au printemps et en été, certaines zones des parcs départementaux se transforment en prairies naturelles. Les herbes poussent, les fleurs sauvages s’épanouissent et les insectes s’activent.
Cette végétation plus haute n’est pas le signe d’un manque d’entretien, mais le résultat d’un choix écologique : la fauche tardive.

Cette pratique consiste à attendre la fin de la floraison avant de couper l’herbe.
Les plantes ont ainsi le temps de produire leurs graines, tandis que de nombreuses espèces animales peuvent accomplir leur cycle de vie.
Un coup de pouce à la biodiversité
Les prairies fauchées tardivement offrent nourriture et abri à de nombreux pollinisateurs, comme les abeilles, les papillons ou les bourdons.
Elles constituent également un refuge pour les oiseaux, les sauterelles et les petits mammifères, particulièrement précieux dans un territoire aussi urbanisé que la Seine-Saint-Denis.
En laissant davantage de place au vivant, la fauche tardive contribue à préserver des écosystèmes riches et variés.
Une action simple mais essentielle pour protéger la biodiversité et offrir aux habitants des espaces de nature plus résilients.
48 heures pour laisser s’échapper les insectes
Au parc Georges-Valbon, la fauche intervient un jour de temps sec, généralement fin septembre ou début octobre.
Ce calendrier laisse à la végétation le temps de se développer avant l’hiver et de repartir dans de bonnes conditions au printemps.
Les interventions concernent notamment les prairies le long de la voie du T11, celles situées en bordure des boisements du secteur AUDIAS, ainsi qu’une partie des prairies du Terrain des Essences.

La fauche est réalisée avec des barres de coupe. Elles coupent la végétation sans la broyer. Une fois coupée, l’herbe reste 48 heures sur place.
Les insectes peuvent ainsi quitter la végétation et rejoindre les zones voisines.
La matière végétale est ensuite évacuée et valorisée en station de compostage.
Une gestion adaptée à chaque espace
Dans les parcs départementaux, tous les espaces n’ont pas les mêmes usages.
Les zones les plus fréquentées restent régulièrement tondues pour accueillir le public, tandis que d’autres sont gérées plus naturellement afin de favoriser la biodiversité.
La fauche annuelle permet aussi de maintenir les prairies. Sans elle, ces milieux évolueraient progressivement vers des espaces boisés.
La prochaine fois que vous croiserez une prairie aux herbes hautes, regardez-la autrement : elle abrite peut-être une multitude d’espèces qui y trouvent refuge.

