Canicule : préserver la faune en été
Malgré les fortes chaleurs, la vie sauvage poursuit son cycle au parc Georges-Valbon. Les équipes du parc restent mobilisées pour protéger les espèces les plus sensibles.
Au cœur de l’été, les observations naturalistes témoignent d’une saison riche pour la biodiversité du parc Georges-Valbon.
Plusieurs espèces emblématiques ont accueilli des petits, notamment la Sterne pierregarin et le Blongios nain, deux espèces protégées au titre de Natura 2000.
Un Martin-pêcheur mâle a également été observé en pleine pêche, laissant espérer une possible nidification.
Autour des différents plans d’eau du parc, les naissances se sont également succédées ces dernières semaines chez le Grèbe castagneux, le Canard colvert, la Gallinule poule-d’eau, les Fuligules morillon et milouin, ainsi que chez le Héron cendré.
Ces bonnes nouvelles s’accompagnent toutefois d’une vigilance renforcée face aux épisodes de fortes chaleurs de ces dernières semaines, dont les conséquences sur la faune du parc sont bien réelles.
Des mares remises en eau pour aider la faune
En effet, si les grands lacs offrent des réserves d’eau, leurs berges ne sont pas toujours accessibles aux animaux sauvages, qui recherchent des points d’eau plus calmes et discrets.
Les équipes du parc ont ainsi observé des signes de déshydratation et, parfois, de mortalité chez certaines espèces.
Afin d’offrir des points d’abreuvement plus adaptés, les mares des Peupliers et du Rucher ont été partiellement remises en eau.
Cette intervention a été réalisée courant juillet, après concertation avec des naturalistes et sans perturber les sites de reproduction du Crapaud calamite.
Elle permettra aux oiseaux et aux mammifères de trouver plus facilement de l’eau durant l’été.
Ces mares font depuis l’objet d’un suivi quotidien afin de garantir leur qualité et préserver l’ensemble de la biodiversité.
Face aux effets du changement climatique, ces gestes d’adaptation contribuent à offrir à la biodiversité des refuges indispensables pour traverser les périodes de canicule. ©