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Moustique commun ou Moustique tigre ?

Après un printemps 2018 très pluvieux, les moustiques sont très présents dans les parcs, en particulier dans les espaces humides et/ou boisés, comme la Poudrerie ou la Haute-Île. Quelle conduite adopter ?

 De qui parle t-on ?

Les moustiques sont un mal de saison. On le sait, à partir de la fin du printemps et jusqu’à la fin de l’été, ces petites bêtes attaquent les zones de peau laissées à l’air libre lors de nos sorties dans les jardins et les parcs, en particulier le soir.

Pas de panique, il s’agit d’un phénomène saisonnier tout à fait normal. Mais après un printemps très pluvieux et plusieurs inondations en Île-de-France laissant les sols humides et propices à leur installation, les moustiques sont particulièrement présents cette année, notamment dans les parcs départementaux, y compris en journée.

Cependant, il s’agit de Moustiques communs (Culex pipiens), tout à fait autochtones, et non du fameux Moustique tigre (Aedes albopictus), espèce exotique envahissante originaire d’Asie du Sud-Est, dont on entend beaucoup parler ces temps-ci.

Si la progression du Moustique tigre est très rapide en France métropolitaine et qu’il est vecteur de maladies comme la Dengue ou le Chikungunya dans les départements et territoires d’outre-mer, sa présence a été signalée en Île-de-France, mais il n’a jamais été recensé en Seine-Saint-Denis.
Si vous voulez en savoir plus sur sa répartition et contribuer à son suivi, vous pouvez consulter la fiche qui lui est réservée sur le site Internet de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) et qui suit précisément l’évolution de la population dans notre pays.

 Moustique commun ou Moustique tigre ?

Les différences morphologiques entre ces deux espèces d’insectes sont très précises, mais des « légendes urbaines » courent sur le Moustique tigre qui serait plus gros, plus dangereux, plus agressif...

En réalité, il n’est pas plus gros que son coreligionnaire de l’hémisphère nord, au contraire, il est presque deux fois plus petit. De couleur noire – alors que le Moustique commun est brun –, il est rayé de blanc sur le corps et les pattes (mais comme d’autres espèces du genre Aedes) et a surtout une barre longitudinale blanche distinctive sur le milieu du thorax. Ses ailes sont quasiment noires, tandis que celles du Moustique domestique sont transparentes.

Il est diurne, alors que le Moustique commun est plutôt nocturne mais il est fréquent de rencontrer ce dernier en pleine journée, en particulier dans les zones infestées. Donc, qui dit moustique en journée ne dit pas non plus forcément Moustique tigre !

Et il n’est pas plus agressif, mais comme il est actif en journée, on multiplie de facto les risques de piqûres…

Quoi qu’il en soit, Moustique commun ou tigre, les moyens de s’en prémunir sont les mêmes !

 On s’en protège comment ?

Chez soi, la première chose à faire pour éviter tous les moustiques, c’est de supprimer au maximum les réservoirs d’eau stagnante servant de « gîtes larvaires » à ces insectes : coupelles remplies d’eaux, vieux pneus – qui jouent un grand rôle dans la progression du Moustique tigre ! –, troncs creusés, bassines ou brouettes dans les jardins, gouttières mal entretenues, etc…

En balade dans les parcs, si l’on est très sensible aux piqûres, on évite les sorties très tôt le matin ou tard le soir, moments de la journée plus favorables à toutes les espèces de moustique. Le meilleur moyen de ne pas se faire piquer est de porter des vêtements longs et amples (les moustiques peuvent piquer au travers du tissu) et ainsi se couvrir au maximum la peau. Pensez aussi à couvrir les enfants, en particulier les tout-petits, qui ne se rendront pas compte qu’ils sont en train de se faire piquer ! Vous pouvez également utiliser des répulsifs, mais il s’agit de produits chimiques agressifs et la prise de conseil auprès d’un pharmacien est indispensable.

Plusieurs astuces peuvent donc être utilisées et n’oubliez pas que la présence des moustiques est tout à fait normale, qu’ils sont utiles à tout un cortège d’espèces qui s’en nourrissent et que la prolifération de certaines espèces invasives est liée à l’Homme, que ce soit à cause de ses déplacements, de ses aménagements ou de son influence sur les dérèglements climatiques !

seine-saint-denis.fr

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